Réseaux sociaux : l’audience vient du streaming associé au bad buzz

Le développement de l’audience en ligne est principalement liée au streaming sur mobile. Panorama de la compétition Social Media en cours pour conserver votre audience.

Le développement des formats de diffusion sur les réseaux sociaux vont clairement vers la vidéo courte en temps réelle réalisée sur mobile. A la clé, un virage stratégique :  capter le plus de temps possible votre audience, au détriment du partage et des autres réseaux.

Par ailleurs, le bad buzz est devenu un des meilleurs facteurs d’attention et d’audience.  Périscope (intégré depuis à Twitter) ou Snapchat ont d’ailleurs bati leur notoriété soudaine grâce à des bad-buzz. Un footballeur énervé qui insulte son entraineur, un détenu qui filme sa prison de l’intérieur, une adolescente qui se suicide ‘en direct’… Et hop ! Repris par les médias digitaux mais néammoins déjà traditionnels, ces nouveaux formats gagnaient des millions d’utilisateurs dans le monde. Très officiellement 158 millions en février 2017 concernant Snapchat, le réseau favori des milleniums, au moment de son introduction en bourse. Et désormais chacun le sait, personne n’est à l’abri d’être filmé à son insu, à commencer dans les salles de cours (et bien que l’utilisation des portables y soient « interdits » par les règlements intérieurs).

C’est bien ce succès auprès des milleniums qui a attiré Twitter, en manque de dynamisme au niveau de ses recrutements. En rachetant Périscope, Twitter devient le plus grand concurrent de Snapchat, le plus créatif des réseaux à l’heure actuelle.

Quand un des réseaux parmi les plus influents mondialement prend le lead, les autres ne peuvent que suivre, pour éviter l’érosion de leur audience.

Exemple via Instagram (environ 800 millions d’inscrits) qui met en ligne en septembre 2017 des services de filtres sur les videos live, pour faire comme …le petit Snapchat (<200 millions d’inscrits).

Ainsi est fait le digital, qui favorise l’alignement sur ses concurrents en un temps record, à savoir avant tout la copie !

Fort de sa communauté > 2 milliards d’inscrits, la plus imposante au monde, Facebook ne pouvait que prendre l’initiative de la contre attaque en lançant Facebook live,  il y a quelques mois. Avec un peu plus de précautions : la diffusion du live est permise à des profils « vérifiés » et permet de filtrer (bloquer) l’accès à des indésirables identifiés par son auteur (qui prendrait donc la responsabilité du risque juridique lié à la diffusion ?).

Facebook en profite pour enrichir le format par des systèmes d’optimisation et d’effets copiés sur le principe des filtres du réseau social visuel Instagram et y inclure des commentaires interactifs, pour se démarquer et enrichir encore l’expérience des participants au live.

Et Youtube ?  Qualifié de réseau social mais souffrant d’un manque d’intéractivité et « d’engagement » de la part de ses membres, YT constitue avant tout l’encyclopédie audiovisuelle du monde contemporain, sous toutes ses formes. Du top 10 des vidéos de chatons (« Parce qu’ils sont trop mignons ») à la retransmission de conférences et de tables rondes en passant par les films et tutoriels, on y trouve tous les genres, pour apprendre et se divertir.

Depuis juin 2016, le réseau propose  Youtube live, avec des fonctionnalités identiques à celles de Facebook . Le service, initié et testé progressivement depuis 2011 a mis 5 ans pour être démocratisé à échelle mondiale et une option 360° est tout juste développée.

Rappelons que ces phénomènes de copie à échelle mondiale font disparaitre certains jeunes (et plus fragiles) réseaux, tels le  réseau Meerkat en 2016 pourtant considéré comme le nouveau réseau social à suivre par le tout Holywood, mais qui s’était vu interdire l’accès au réseau de Twitter ou encore Vine, le réseau « short video » de 6 secondes, interrompu par Twitter à la même période.

La nouvelle ère sociale s’annonce basée sur des audiences toujours plus fragmentées,  autour de mini tribus réunies sur de « micro événements live » car comment partager et diffuser à grande échelle, faire « le buzz » sur du direct éphèmère ? Et comment en contrôler le contenu ? Comptons sur les GAFA auxquels on pourrait ajouter le « I » d’Instagram et le « Y » de Youtube pour ne pas laisser durablement la main aux internautes et influer à court terme sur les live qui seront médiatisés à grande échelle.

En attendant, je vous propose une synthèse des principales forces en présence (données recueillies en juin 2016) :

utilisateurs = ayant téléchargé l’application et/ou l’utilisant

connectés = audience possible grâce au réseau social d’appartenance.

plateformes_video_streaming_reseaux_sociaux_2016

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